EMBRUNMAN - 15 août 2019

LE RECIT DE CYRIL - HISTOIRE D'UN BEL ETE

 

Commençons par un rappel sur les principes de préparation sportive ?. Les coachs n’hésiteront pas à me corriger si besoin, mais il existe 3 types de cycle en termes d’entrainement :

les micro-cycles (de 3 à 4 jours),
les méso-cycles (de 3 à 4 semaines),
et les macro cycles (de 3 à 4 mois).

Le mien a duré 7 ans !!!!!

.....

 

Histoire d'un Bel été - Par Cyril CHEVALIER
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IRON MAN DE NICE - 30 juin 2019

LE RECIT DE LUDO : Rires et émotion

 

Récit d’un fragile devenu solide ?

 

L’aventure commence par mon embauche à EDF il y a 5 ans. Je rencontre un collègue qui fait des trucs de ouf : des ironman. Il me raconte ce que c’est et me parle des différents formats de triathlon. Je décide donc d’en faire en amateur. VTT de mon père et hop. go. Je prends goût au triple effort. Je décide de m’inscrire au CYT pour passer un cap et pourquoi pas arriver à réaliser la distance ultime : un ironman. 

 

La prepa fut longue, pleine de remises en question et d’interrogations. Heureusement le club a permis de braver tout cela. 

 

Arrivée sur Nice le 28 juin. 

Évidement lorsque j’apprends la réduction des distances, je suis très déçu...voire même démotivé. Heureusement que la colonie de vacances CYT qui a envahit l’hôtel CRESP est là pour me remotiver. Incroyable cette ambiance. 

 

Jour de course : réveil 3h30 histoire d’avoir le temps de tout faire sans se précipiter. De nature prévoyante, je me prépare beaucoup de nourriture pour les différents ravitaillements perso. Je préfère prévoir trop que de gérer une avarie. Bizarrement, je ne ressens pas de pression ou de stress particulier. Je me sens confiant de ma préparation. Le principal sujet dans ma tête n’est pas la distance, ni le plan de ravitaillement mais plus la gestion de la chaleur. En effet, c’est la seule chose que je n’ai pas pu répéter dans ma prepa ?. 

 

On sort tous de l’hôtel par petit groupe. C’est énorme l’ambiance. Tout est fait pour que cela soit une fête. J’adore. Je décide de me mettre dans le sas d’Eric et Matthieu : 1h10. Mes partenaires d’entraînements durant tout l’hiver. Avec Matthieu, on tombe sur un Eric en stress. Ça se voit sur son visage. Et pour cause, sa luxation de deux orteils aux pieds doit le travailler. Il nous dit qu’il préfère se mettre dans le sas d’1h20. Bon...on insiste pas. On se dirige dans notre sas. L’ambiance est à son comble durant ce début de journée. On arrive sur la ligne de départ. Je me positionne côté extérieur. J’ai pris ce sas sachant pertinemment que je ferai mieux. Je vise les 1h05. La natation passe à une vitesse folle, je me sens bien. Je pose ma nage. Je respire tout les 4 temps et mon chrono est bon ! Super. Arrivée au 2eme kilo, le peu de reste de crème anti frottements parti avec la transpiration a disparu. Les douleurs commencent. Je m’arrête pour essayer de repositionner ma combinaison mais rien n’y fait. Je vais devoir serrer les dents. Dernier virage et hop, la sortie de l’eau approche. Je visualise ma transition pendant que j’active mes battements de pieds histoire de ramener un peu de sang dans les cuissots. Je sors de l’eau et regarde mon chrono : 1h06. MERDE, j’y étais presque ; tant pis c’est déjà super !

 

La transition est assez longue mais pour une fois j’arrive bien à enlever ma combinaison! Cool. Petite douche comme me l’ont conseillé les expérimentés (pour pas dire vieux) du club. Petite côte et là je tombe sur les filles du club venues spécialement pour l’occasion ; énorme. J’entends la douce voix d’Anais répéter une phrase que je connais bien « tu fermes ta gueule et tu cours » Ahaha. C’est sur qu’il y a du Leti Cabrera dans les parages ! 

Ma transition se passe bien. Sauf la partie course à pieds en chaussures de vélo. Pas evident. Je croise la femme d’Eric, les parents de Matthieu et d’autres personnes qui me lancent des encouragements. 

 

C’est parti pour 153km de vélo. J’ai toujours en travers de la gorge cette réduction des distances mais bon ; tant pis. Mon compteur vélo sonne toutes les 10mn pour me rappeler de boire. Je vais vite m’apercevoir que je vais boire une gorgée de plus entre cette intervalle. 

Arrivé au 20eme; envie de pisser comme toujours. Je m’arrête et me vide histoire d’être plus léger dans le col. Je retrouve Olivier un peu avant Vences. On se parle (sans faire une « Fafa » ; c’est à dire drafter) et c’est cool de retrouver des gens du club. Connaissant mon niveau de vélo et le sien; faut pas que je me mette à le suivre au risque de peter physiquement prématurément. 

Arrivé à Vences je savais que ma famille et des amis étaient là. Même en le sachant je n’étais pas prêt ; ils m’ont réservé un accueil du tonnerre ! Wouaw ! Magnifique ! Je reste stupéfait de l’impact que cela a sur moi ; je ne ressens plus la difficultés..un peu comme transcendé...à peu près le même effet que la fléchette qu’Eric nous donne régulièrement sur prescription vétérinaire. 

Au loin, je vois un orange : mode aéro ON - go pour le rattraper. C’est Greg, je lui chante un joyeux anniversaire quelques mètres avant de le rejoindre : c’est beau un ironman pour son anniversaire ! Début de 10km de descente pour rejoindre le pont du loup. Et la...Olivier me dépose littéralement ! Les fléchettes ont perdus leurs effets : tant pis : À+ Oliv !

Je prends le temps de la descente pour m’alimenter et Bien m’hydrater. J’entends des cris et 100aine de mètres plus loin je vois 3 personnes par terre. Une se tenant la tête, l’autre l’épaule et le dernier insulte tout le monde. aucun orange : tant mieux.  Début du col, c’est parti pour 20km de montée dont 7km de gourdon au col de l’ecre en plein cagnarre. J’y vais mollo...tellement mollo que je vois Jacques me dépasser en très peu de temps. Il a l’air tellement facile ! C’est cool pour lui ; après la dose que je lui ai mis à Dijon. 

La monté jusqu’à Gourdon se passe plutôt bien. Je cherche désespérément l’affiche de David Letron...

virage à gauche et hop col de l’ecre : baaam je me retrouve face à une foule en délire qui supporte tous les athlètes. Magnifique. Je monte de plusieurs dents et me mets en danseuse. Très faible allure mais je profite de ce moment. J’ai l’impression d’être une coureur du Tour de France. J’adore ! Pendant le col ; je me gère. Je double des gens avec des avions de chasse dont un avec une lenticulaire. Je lance un débat en moi même sur l’intérêt d’avoir une lenti quand tu n’as ps de cuisse...mais bon. 

Aaaaah enfin ! Je tombe sur la fameuse affiche de David. Je rigole tout seul et j’ai limite un arrière goût de rhum en référence aux aquaperos du début d’année ! Tellement bon. 

 

Ravito perso ; je me suis préparé un divin sandwich kiri jambon de poulet qui est bien resté frais grâce à une bouteille d’eau congelée que j’avais mis avec. Super ! Enfin...pas vraiment, je me fais littéralement violer par le bénévole qui ouvre ma trifonction pour insérer tout mon sac ravito et me gueuler « c’est bon goooo, tu peux y aller, Go go go » pendant 1s j’ai pensé avoir changé de sport et être devenu coureur automobile. 

Je repars contraint et forcé en ayant hâte de manger mon sandwich bourré d’amphétamines pour poney.  

Plateau de Caussols : magnifique. Je retrouve du plat, mon sandwich et un paysage assez sympathique. 

Coursegoules pointe le bout de son nez. Grâce à la reconnaissance du parcours fin avril ; je me souviens et j’appréhende la petite côte de 7km. Elle est casse-pattes. 

Je me retrouve avec un suédois pour la passer. Après avoir longuement discuté de leur Zlatan national, on discute de la fin du parcours. Et tout ça en anglais messieurs dames ! Et oui ! C’est à ce moment précis ou je me suis dis que je m’étais bien hydraté et alimenté...ou que j’étais en pleine hallucination.

 

La côte terminée, c’est presque bon. Le reste du parcours vélo c’est rien ! Coursegoules : je tombe sur mes supporters perso en liesse. Énorme. L’émotion commence à monter. Je me calme de suite « tu n’as encore rien fait Ludo ! » et je me reconcentre sur mon effort. Début d’ampoules aux pieds ; bizarre. J’en ai jamais eu à vélo. Je desserre mes chaussures en roulant Pour libérer mes pieds qui ont gonflé. Durant la descente je tombe sur Pierre ; cool de voir une autre tête du club. Je demande par pure et simple curiosité qui il a croisé et à quelles distances sont ils. Il me dit que Fafa n'est pas loin. Vu le niveau de Fafa et son mental de tueur ; s'il m’a dans sa ligne de mire, je suis cuit ! Je décide donc d’appuyer histoire de le garder à distance. 

 

Je pose le vélo tranquille et retrouve Pierre et sa tête d’ange qui ne ferait pas de mal à une mouche. Je mets ma NOK sur mes pieds dans un état de décomposition avancés et lui propose le tube. Il accepte mais on est pas loin de bénévoles. Mince. On va pas pouvoir. Pr chance j’ai omis de remettre le tube dans mon sac transition et pierre le récupère. Je le double donc dans cette aire et croise un certain Florian Buron. Bon connaissant l’animal et m’etant fait doser à l’Iton et Dijon sur la CAP, c’est sur que je vais jamais le revoir. 

Je commence la CAP en faisant un état des lieux de mon corps : tête OK, souffle OK, jambe OK, pied : ça va largement mieux qu’avec les chaussures de vélos !

 Bon et ben c’est cool. Je positionne ma Casquette visière devant. Histoire de pas voir ce maudit aéroport et la redondance du parcours. Ouah ! Il fait super chaud. Je me mouille la tête et les bras sous les douches avant de me faire rappeler à l’ordre par le futur hawaïen me disant de me mouiller entièrement afin de refroidir toute la machine « oui chef ! » et je m’execute. Il a pas tort. Je me sens beaucoup mieux quand je repars courir. Arrive au demi tour, je tombe sur florian Buron. Je lui lance un « Bah qu’est ce que tu fais la ? » en regardant ma montre afficher un 5mn40 au kilo. « Je suis sec »... avant de lui proposer de « prendre ma roue » comme il a su si bien le faire à l’iton avec Fafa. Il s’execute et me demande mes temps de natation et l’heure de mon sas. Il comprend vite que je suis en train de lui mettre une rouste et qu’il pourra rien n’y faire. Je décide de continuer en moonwalk. Mais même avec ça, il n’y arrive pas. Je reprends donc le fil de ma course le considérant comme définitivement coché. 

Je croise Matthieu ; cool, pas de chute et il a le smile. C’est que ça va. Par contre je vois pas Eric. Je demande à sa femme qui me répond que ça va « mais il a des crampes ». c’est pas des crampes qui vont arrêter l’asticot. Je suis rassuré et je ne me figure pas 1s qu’il est devant moi. 

Dernièr tour de CAP, les ampoules aux pieds me font mal mais c’est pas grave ! Dernière fois que je m’arrête à chaque ravito. Me rappelant de la voix chantante de Pascal Marty me disant « quoi qu’il arrive, tu t’arrêtes à chaque ravito ». Manquait le « tu fermes bien ta gueule et... » pour que ca l’atteigne mais il ne devait ps connaître encore. 

Chaque tour je croise la grande tribu du CYT et puis ma famille. Le croisement de cette dernière devient de plus en plus dur. L’émotion grandit à chaque passage. Je me stoppe directement et reste concentré sur l’objectif. Je m’arrête le temps de leur donner rendez vous près de la ligne d’arrivée. Je veux qu’ils l’entendent le « Ludovic, you are an ironman ». Pour qu’ils soient fiers mais aussi qu’ils soient témoins. Que je sois sur et certains que je ne l’ai pas rêver. 

Une centaine de mètres après, Céline se met à courir avec moi en claquette SVP. Trop cool ! 

Le dernier 5km pointe le bout de son nez. Dernière fois que je passe ici. Tiens il y a encore plus de personnes allongées entre les platanes et je vois encore des gens arriver en vélo. Dur ! 

Bizarrement je me mets à penser aux entraînements de l’hiver. Des sorties vélo imposés par notre coach Éric G. en pleine alerte orange vent violent par exemple. Mais aussi aux soirées ratées ou quittées plus tôt pour pouvoir m’entraîner ou mieux récupérer. C’est bizarre la sensation. Tu te dis qu’après ça...bah ça va être terminé. J’entends plein de « you are an ironman » waaaahou. Je crois que je vais l’être moi aussi. C’est cette même phrase que je vais répéter à Anais et Geraldine. Pas forcément convaincu. C’est dingue. Moi qui n'aurait jamais pensé y arriver un jour. Je me retrouve à quelques kilomètres de l’arrivée à 6 au kilo ! 

J’arrive face au « vigil » de la ligne d’arrivée. C’est bon ma tenue est règlementaire, j’ai le droit de rentrer dans la confrérie. Les gradins autour de moi, je me sens tellement bien. Plus de douleurs. Rien. Juste la sensation de bien être. Je retrouve ma famille à quelques metres de l’arrivée. Je leur tape dans la main et saute de joie sur la ligne d’arrivée. Ça y est « Ludovic, you are an ironman » retentit. L’émotion est à son comble. Je prends dans mes bras ma famille. Je ne sais pas trop de qui je tiens cette folie mais merci à eux ! 

Petite photo et hop. Direction l’acteur finish pour prendre un peu de sucre. J’ai du sauter les 2 derniers ravitos ?. Je tombe sur Eric...choqué je lui demande ce qu’il fait là. Et je vois sa médaille autour du coup. Ouf ! Notre moteur durant ces derniers mois l’a fait aussi ! 

 

Merci au CYT pour cette ambiance pour ces deux dernières années au club. Un grand merci à Fafa pour l’intégration et de m’avoir appris à être impitoyable sur course. Merci aux coachs et aux anciens pour tous les conseils. Big up à Gilles Meunier pour avoir testé mon alcoolisme pendant la prepa. Un immense merci à la team Batman ; Leti Cabrera, Elodie et François Delage pour la cabane avant Dijon ! 

 

Et pour tout ceux que cela intéresse, je signe de nouveau pour Nice 2020 ! 

Matthieu, mon fidèle acolyte devrait suivre. Et les négociations sont en cours pour Rogers, David Letron le souillé, le fragile François Delage et notre Philippe Lucas du vélo ; Éric Griboux. 

 

Bisous à tous et RDV à Vernon pour la dernière guerre de la saison ?

LE RECIT DE PIERRE : Un mental d'acier

 

Nice ..une belle ville pour un 1er Ironman

 

Mon histoire débute le 18 février 2018 par un fâcheux accident de snowboard. Le couperet tombe : Double fracture de la colonne vertébrale. La saison de triathlon s’arrête nette....et le médecin m’annonce que je ne pourrais pas reprendre le sport avant plusieurs mois. Je passe à 2 doigts prêt d’une sanction beaucoup moins drôle. Des mois compliqués suivent.... En juillet, enfin libre, plus de corset, je reprends tout doucement le sport. Enfin j’essaye de trottiner lentement sur quelques mètres. Beaucoup de larmes vont alors couler pendant mes tentatives de reprises....qui se soldent à chaque fois par un calvaire et des douleurs. En août des mails commencent à fuser sur l’Ironman de Nice....et la machine CYT s’emballe...les inscriptions fusent. Mais je reste conscient de mon état. C'est pas pour l'année pro. Pourtant quelques jours plus tard, je crois Olivier G. qui me monte le bourrichon et me motive. Profitant alors d’une absence de Céline :-), je clique ‘Yes’. Elle va bien évidemment halluciner. Maintenant plus le choix...

J’entreprends alors un travail de reprise de trottinage....la natation et le vélo me sont toujours interdit. Mais je compte bien sur mes séances de kiné pour revenir dans la course.  Fin 2018, je suis bien loin du compte sur mon retour. Je décide alors de prendre un coach sur les 6 mois qui viennent pour me faire aider et revenir à un niveau suffisamment acceptable pour finir cet Ironman. Les séances vont alors s’enchaîner à un rythme progressif, cadencé....sans rien lâcher. Je dois avouer que ma chute en vélo début févier (enfin plutôt l’agression avec une arme vélo de Cyril J) aura bien entamer mon moral: entorse acromio-claviculaire = 4 semaines d’arrêt.. C’est un cauchemar !! Je vais perdre un mois mais je reprendrais encore plus fort. Finalement comme tout le monde, ces 6 mois vont être empreint de sacrifices...

 

Enfin J-2, nous voilà tous à Nice (triathlètes, famille, amis) afin de s'immerger dans l’ambiance Ironman. Tout d’un coup ...mais oui mon frère et sa femme sont là dans le village. Surprise, on vient pour te soutenir et vivre avec toi cette expérience. Une surprise de ouf !! Puis direction la Pasta Party, pour le briefing....et là c’est la sale news ...la distance Velo et Cap sont réduite sur décision préfectorale....mais cette déception va vite disparaître.

J-1 : je me réveille avec la patate...on va faire qqs kms en vélo pour tester le matos. En fin de journée, nous voilà tous parti pour déposer nos vélo et sacs de transition. Les jeux sont fait. Un appel de mon coach pour me mettre en confiance : ‘tu es prêt, tu connais tes constantes donc garde ton rythme (145bpm moyenne en vélo et 5h20 en cap) et tout devait bien se passer. Attention ne fais pas le malin...le fait de réduire le velo et la cap ne changent en rien la difficulté. La chaleur apportera suffisamment de difficulté. La dernière nuit sera courte et un peu agitée...

 

5:30 : on est tous là...gonflage des roues...combinaison..immersion...préparation  mentale

Je décide de me mettre dans le sas -1h20 pour la natation avec qqs oranges même si je sais que mon temps devrait être plutôt sous 1h10. L’ambiance monte. 6h30 ça part ....puis un flux continue de triathlètes se jettent dans la baie des Anges dans une mer d’huile à 25° avec un ciel d’azur et un soleil naissant. Le pied complet dès mon 1er coup de bras ! Chacun trouve sa place...pas de fracassage, pas de bataille. Bcp de respect des uns envers les autres car on sait que la journée va être longue. 1h09...et me voilà sur la plage pour récupérer mon sac bike. J’ai fait la stratégie de changement de tenue complète (cycliste, gant...et tt le toutim) après un séchage en règle. Merci Ludo pour le NOK ! Je perds pas mal de temps sur cette transition mais je pars en confiance avec cette tenue qui m’a accompagnée pendant toutes mes séances d’entrainement solitaire. Je pars vite et bien. Les jambes sont là et la tête aussi. Alarme ttes les 7 minutes...une gorgée. Et là je commence à remonter, doublant... Je fais attention à ne pas m’exciter mais je garde un rythme soutenu et constant. Je vais doubler qqs oranges en train de se ravitailler juste après le col. Tiens Béné... Le col de l’Ecre atteint, je vais pouvoir envoyer dans la descente. C’est un parcours magnifique avec des paysages et des senteurs enivrantes. Mais attention à bien rester concentré car la descente est très exigeante. Je vois plusieurs cyclistes arrêtés pour récupérer de la chaleur, plusieurs fois les pompiers/samu arrêtés ....c’est uniquement à l’arrivée que Carine m’annoncera qu’Etienne aura chuté violemment. Putain !!!

Je continue à descendre au taquet ....croisant Fafa qui vient de prendre un coup de bambou....puis Ludo. Je poursuis et arrive en 5h36 au parc de transition. Je suis toujours sur la même stratégie. Je me fous encore à poil dans le parc et enfile ma trifonction. Pfff, Ludo me repasse devant... Shit !! J Mais mon objectif doit rester mon rythme ... Je suis bien, confiant et avec des étoiles dans les yeux. Je peux profiter des ‘allez !!’ de ma femme et de tous les supporters, même Céline H. et Nathalie L. sont là après qqs galères de malade. Ces encouragements sont de vrais piques d’adrénaline.

Je pars à 5.20/5.30.....et me mouille légèrement la tête et les épaules à la 1ére rampe de douche....mais dès la 2éme rampe je prends des douches entières trempant le corps, les vêtements, les chaussures...la totale ...et cela jusqu’à la fin ! Je suis bien ....j’ai l’impression de voler. Je reviens sur qqs oranges mais là n’est pas du tout ma motivation (même si cela me fait plaisir de les cocher J). Le 2nd tour devient plus difficile....et le 3eme est chaud patate. Bcp de personnes marchent. L’idée me traverse la tête ...mais oui mets-toi à marcher pour calmer le cardiaque mais elle ne fait que traverser mon esprit donc je poursuis.  La musique sourde se fait de plus en plus audible en même temps que la fatigue commence à se faire de plus en plus présente. Enfin me voilà sur le tapis....oh la vache !!! l’émotion est atomique!! Je m’arrête pour embrasser ma femme, étreindre mon frère et ma belle-sœur. Je veux rester sur ce tapis et profiter avant de passer cette finish line. Allez faut en finir....je lève les bras, le V de la victoire....sur un doux mot du speaker : « Pierre, tu es un Ironman ! »...et passe cette Finish Line!

Ensuite je vais rejoindre mes amis orange dans l’after finish zone. Je lâcherais qqs larmes lorsque Céline me rejoindra...mais cette fois des larmes de joie, de relâchement, de fierté d’avoir pu/su revenir mais surtout de remerciement pour m’avoir porté et supporté pendant ces 12 derniers mois.

 

Merci à tous les oranges, aux supportrices-teurs, aux coachs ...un club au top !!

Merci à Jacques pour l’hôtel...qui était à peine à 2 minutes J du parc de transition.

LE RECIT DE CHRISTOPHE : Exploit, humilité et bienveillance

 

Nice 2019 Un grand merci aux familles et supporters !!!


Mon IRONMAN
Mon aventure démarre il y a 5 ans déjà sur mon 1er Triathlon découverte à Deauville, 1er défi après une longue période de sur poids à +110 kl je me devais de réagir. L’expérience et l’émotion furent au rendez-vous sur cette 1ere épreuve, la sensation d’avoir accompli un truc extraordinaire. Je me devais de poursuivre et garder ce cap, à 40 ans voir le regard de ces proches changer vis à vis de cet exploit personnel et de cette prise en main. J’ai donc enchainé les triathlons en élevant les distances petits à petits avec toujours cette même émotion et ce frisson sur la ligne de départ et la congratulation sur l’arrivée.
Un nouveau défi devait s’ouvrir à moi, l’Ironman, mais je savais que je ne pouvais le préparer seul, il me fallait une structure, une équipe pour m’encadrer, me conseiller. Mais ce que je ne savais pas c’est que j’allais vivre un 30 Juin 2019 exceptionnel sur l’Ironman de Nice.

Début Juillet 2018, je lance mon inscription sur le site, en septembre à la reprise des sorties club, à la cap je ressens un engouement de la part de certains à relever le défi. Quel plaisir de voir sur le site du club que les inscriptions s’envolent 10 – 15 – 20 et puis 30. Waouh.
Je ne serais pas seul dans cette galère.

Des groupes s’organisent, les premiers échanges commencent sur cette future course. J’écoute, j’observe durant toute cette fin d’année et les 6 premiers mois il ne sait pas passé une journée sans que je pense à ce fameux 30 Juin 2019.

Un défi de taille que je ne dois pas prendre à la légère, les premiers entrainements se passent dans un froid hivernal, et ce vent qui va nous accompagner durant de nombreuses sorties. Des affinités se créent, des copains de routes vont se former. J’ai travaillé beaucoup sur cette partie vélo, je savais que la natation devait passer sans trop de difficulté car j’ai toujours eu de bonnes sensations, mais le vélo devait pour moi être le plus important pour ne pas souffrir sur la cap. La CAP mon ennemi n°1, pas de plaisir à courir, j’ai toujours vu cette transition comme une contrainte,
Les  sorties vélos ont été pour moi un véritable bonheur, sur les cyclos en mode « souple » ou pas, j’ai pris un plaisir à partager ces moments avec le club. J’ai souvent roulé seul durant  mes premières années triathlon, du fait de les partager les séances ont été moins pénible.

Arrivée sur Nice, à l’hôtel CRESP, je vois la photo du Club en 2008, et là je me dis respect, 11 ans après le Club à laissé son empreinte. Tout l’hôtel est au couleur Orange, nous allons vivre un truc de dingue c’est sur.
Les familles sont présentes, des groupes de supportrices arrivent, nous allons vivre un truc de dingue c’est sur.
2ème Club au classement du tri club, c’est sur nous allons vivre un truc de dingue.
Mais la déception arrive lorsque nous apprenons que la course serait réduite, mais heureusement pas annulée. La première réaction s’est de se dire nous avons préparé cet évènement mais nous irons pas au bout de l’objectif initial, puis on sait qu’avec ces conditions nous allons vivre une épreuve difficile, et là la gestion est toute autre.
La nuit est courte, sur ce défi je ne suis pas seul, mes proches sont avec moi et mon club, je suis encore plus fort.

La natation se passe bien, quelques problèmes de sensation dans le nez avec le sel, qui va vite se régler sur le premier km. Je vois les concurrents dans l’eau, ce qui me rassure, mais aussi les méduses, jolis spectacles si elles gardent leur distance de sécurité.
Je sors de l’eau très à l’aise, le cardio est très bon et là j’entend des allez Christophe, Waouh. Elles sont là, les supportrices et bien en place pour nous rebooster. La tansition se passe bien pas trop étourdi, et je grimpe sur mon vélo.
Les entrainements payent, je me sens bien. J’enchaine les dénivelés sans trop de difficulté, même si les pourcentages ne sont pas trop élevés. Les paysages sont juste magnifiques. Je ne souffre pas de la chaleur, mais je bois, je bois toutes les 10 min, je n’entends plus ma montre vibrée mais la petite voix de Lydie qui me dit de boire. Je sais que la partie CAP va naturellement être dure pour moi, mais avec cette chaleur encore plus dure. Donc je m’autorise à me mettre un peu dans le rouge sur le vélo. Sur un ravito je croise Béné, je la vois, elle gère, nous allons nous croiser sur des kilomètres, je la soupçonne même de ne pas s’être arrêté à un ravito pour me doubler, lol. Je suis fier d’avoir fais cette distance avec elle, car sa maitrise est remarquable et elle est déterminée.
Nous arrivons quasi en même temps sur la transition, mais mon calvaire va devenir réalité. La chaleur va accentuer ma sensation de dégout sur cette CAP. La chaleur, l’odeur du bitume va m’obliger à marcher et encore marcher. J’essaye de garder des lièvres en vue pour me mettre dans leur allure mais trop dur. Merci aux ravitos, aux douches pour nous soulager dans des moments aussi compliqués. MAIS surtout un grand MERCI à toutes les familles, Sylvie mon épouse et mon fils et sans oublier Céline, Carine, Anaîs, Bénédicte venus pour nous soutenir, la Classe.
Nous étions tous beaux sur cette cap, à ne rien vouloir lacher, bravos.
L’objectif sur mon dernier tour est double, allez rejoindre mes proches avant la ligne pour leur dire que Nous l’avons fait, conscient des sacrifices que nous avons fait pour cet évènement, et passer cette ligne pour entendre «YOU ARE AN IRONMAN ».
Et là je suis bien, j’ai accompli ce rêve qui durant des années m’a envahi. Je confirme j’ai vécu un truc de dingue, une journée exceptionnelle. Fier d’être un Orange, et si j’ai un conseil à donner à tous les nouveaux, et tous ceux qui aiment ce sport, VOUS avez frappé à la bonne porte.
Merci Madame la Présidente Lydie de faire de ce club ce qu’il est, mon épaule sera toujours là dans les moments délicats.
Cette journée je la dois aussi à nos coachs, merci pour ce que vous faites, pour votre bienveillance, aux anciens du club pour tous vos précieux conseils, à vous Oranges pour les moments partagés sur les routes, les lignes d’eau, la piste.
Je confirme que partout où passe un Orange, il laisse une trace. Merci pour tous les mails que vous avez envoyé, vous voir vivre cette journée avec nous témoigne de cette richesse de NOTRE club.

Je ne pourrais pas trinquer avec vous ce soir ce verre de l’amitié, mais vivons notre sport pleinement et en route pour de nouvelles aventures.

Pour tout cela je vous assure qu’à Nice au classement Triclub, nous étions de loin les 1ers

LE RECIT DE François : Qualifié à Hawai !!

 

Ma plus belle course de ces 10 dernières années

 

 

OBJECTIF

 Les inscriptions sur Ironman de Nice s’envolent dans le club.

Je me dis que ça peut être sympa pour fêter mes 50 ans. Pour ajouter du piment j'essaie d'emmener Pascal Marty, Olivier Louchart et Gilles Colliot sans succès. 

Mon objectif est de faire aussi bien qu’il y a 10 ans !

En l'absence de Gilles, je me fixe de battre le record du club et de passer sous les 10h30. 

Ce challenge est ambitieux car j’ai peu de temps pour m’entraîner entre mes enfants et les gros travaux dans ma maison.

Entre le Swimrun de la côte vermeil été 2018 et à mars 2019 mon activité sportive est au stricte minimum avec quelques séances de natation et un peu de vélo pour aller travailler quand il ne pleut pas. 

 

ENTRAINEMENT

 Début mars il serait temps de s’entraîner sérieusement avec des sorties vélo tous les samedis et des compétitions pour me redonner un peu de rythme : 

-       10 mars, le duathlon de Sénart par équipe, premier test qui me montre que j'ai du pain sur la planche. 

-       17 mars, la course de la Griffon’ Yerres sur le 23 km, Je finis sur les rotules ! 

-       7 avril, la cyclo de la blé d'or de 160 km : vers le 100km c'est le début des crampes et je finis seul sur la fin. 

-       Le stage du 27 avril au 4 mai me permet de bien m'entraîner dans les 3 disciplines afin de rattraper le retard.

-       5 Mai, Swimrun Valmer de 12km à pied et 4 km en natation. Petite course sympathique, en équipe avec mon ami Olivier, à notre surprise nous faisons deuxième !

-       12 mai, triathlon de l’ITON, je n’ai pas récupéré du stage, gelé en natation, pas de sensation en vélo et à pied avec des crampes pour finir.

-       Une semaine d’entrainement avec une charge moyenne, (une sortie longue de 100km de vélo et une de 23 à pied en dessous de l’allure IRONMAN)

-       26 Mai, LD de DIJON. L’entrainement commence à payer, avec de meilleures sensations, je peux jouer avec Gilles dès la mi-course jusqu’à l’arrivée.

Ce dernier test avant Ironman est payant, et montre bien ma bonne montée en puissance.

Il ne me reste plus que 15 jours d’entrainement dur :

-       Jeudi 30 mai, une sortie de vélo de 130km avec Laurent et Cyril C, bonne sortie avec un peu de dénivelé.

-       2 juin, une sortie de vélo 130 km avec le groupe Lydie, je réalise un travail de puissance.

-       3 Juin, journée de forte chaleur, je décide d’en profiter pour une sortie d’adaptation à la température, (+30°c, pendant 1h30)

-       8 juin, Direction le havre 275 km en 10h

-       11 juin, CAP 24 km en 2h le matin +16km en 1h20 le midi.

-       16 juin, Sortie vélo Tigeau 110km.

-       17 juin, CAP 20 Km allure Ironman

-       24 juin, vélo, aller / retour travail allure 2x24 km

-       Jeudi avant la course 40 mn de CAP avec 12 x30’ vite -30’ lent sous la canicule.

 

IRONMAN

 En début de semaine avant l’épreuve je préviens Gilles que je ne serai pas performant car je ne supporte pas les fortes chaleurs surtout que je suis asthmatique sans traitement ! je ne pourrai pas atteindre mon objectif.

Après le briefing, comme tous les participants, nous sommes déçus et en même temps soulagés sur la réduction du format de la course. Mon objectif devient 1er du club et de jouer avec Cyril !

Jour J-1 et surtout -2, j’essaie de faire le minimum d’effort et de me reposer le plus possible.

Vu la chaleur je décide de ne pas mettre de maillot de vélo et donc pas de place pour un sandwich comme à mon habitude. Je décide de tout faire en tri-fonction.

Jour j :

-       Lever 2h avant la course, de peur de saturer en alimentation sucré, Le petit déjeuner sera salé avec un sandwich et un reste de pizza.

Dans le parc, repérage des emplacements de vélo, des sacs de transitions et des entrées - sorties

-       Natation, j’essaie de me mettre au maximum devant car mon objectif est moins d’1h.

Erreur de débutant, je n’ai pas pris d’eau, il fait chaud et j’ai soif dans l’attente du départ !

La natation se passe bien.

-       Vélo, encore des erreurs, le compteur ne marche pas, je décide de tout faire à la sensation !

Puis je commence à perdre toute les barres de céréale du vélo, probablement dû à la chaleur ! je mets le restant dans mes petites poches de la trifonction.

Dès le premier ravito, je m’asperge d’une bouteille d’eau et je continue à tous les ravitos.

A 1km du sommet du col de l'Ecre, je suis content de voir l’affiche d’encouragement de David pour m’indiquer la fin de la première grande difficulté de la journée, ce qui me re-booste.

A la fin du vélo je décide de prendre une pastille miracle « anti-crampe », je pose le pied à terre, mais ne la trouvant pas, je repars sans rien ! (Plus tard Fabrice m’a dit à juste raison qu’elle avait fondu !

En arrivant dans le parc, je me rends compte que je suis très bien placé car le parc à vélo est quasiment vide.

-       Course à pied je sens que ça va être dur car la chaleur continue à monter. Ma déception est de ne pas avoir vu de Yerrois et surtout Cyril qui était si fort à l’entrainement ! maintenant, je ne vois pas qui pourra revenir ?

Je recherche la fraicheur tout le long du parcours, un arrêt sous toutes les douches, je demande de me faire arroser par tous les tuyaux d’arrosage.

Dans le début du deuxième tour, je prends des nouvelles de Cyril ? réponse il est 5km derrière ! dans ma tête c’est la déception.

Le tour suivant Géraldine m’annonce le retour de Cyril à quelques mètres ! Comment est-ce possible ?  J’accélère pour éviter de me faire bouffer tout en prenant le temps de ne pas me déshydrater et de me refroidir.

 

Conclusion :

J’ai réalisé le strict minimum en vélo et surtout à pied avec une douleur au genoux qui m’a empêché de charger plus. A l’arrivée de la course, l’ostéo m’a remis en place.

Nice restera ma plus belle course de ces 10 dernières années et une des 3 plus belles de ma vie avec EMBRUN et Lorient en terme de performance.

 

Je remercie :

Jacques pour le choix de l’hôtel, Mathieu et Ludo de m’avoir passé une chambre.

Fabrice et Lydie pour leurs investissements.

Les filles d’avoir fait le déplacement de Paris pour venir nous encourager ainsi que les conjointes et conjoints.

Half des Sables d'O - 16 juin 2019  - Par Gael

A JAMAIS LES PREMIERS

 

Récit d’un gars à qui on avait dit :

ANYTHING IS POSSIBLE

 

 

 

06 Septembre 2018 – Jour d’inscription – Y A PLUS QU’A

 

Ça y est me voilà inscrit à mon tout premier Tri longue distance.

Et pour commencer faisons les choses bien ! Voyons les choses en grand. Elle ne ferait pas trop déguelasse la petite breloque IM sur notre tableau des médailles, aux côtés de toutes celles de ma chérie (sa collection est bien plus fournie que la mienne).

Dès lors que les inscriptions pour les Sables ont été annoncées mon sang n’a fait qu’un tour, aucune once d’hésitation. Je crois que j’ai été l’un des tous premiers à cliquer, aux premières minutes des inscriptions.

Ce sera mon objectif de la saison 2018/2019. Place aux entrainements.

 

J-5 Mardi 11 Juin – lendemain d’un week-end de 3 jours – GROS DOUTES

Ce week-end de 3 jours qui aurait dû être l’occasion d’enchainer les derniers gros entrainements de qualité, ne s’est pas passé comme prévu.

Sortie vélo du samedi avortée après une vingtaine de km. Gros vent, pas de jambes, pas l’envie. Je ne tente pas le diable, je rentre à la maison.

Repos pendant 3 jours (le repos se prolongera le reste de la semaine en fait).

Du coup gros coup de stress à 5 jours de l’échéance. Je refais tous mes calculs dans ma tête. Une fois, deux fois, des dizaines des fois en fait.

Avec une barrière horaire fixée à 8h je suis large, mais bon je me fixe quand même un objectif de 6h30.

 

J-2 Vendredi 14 Juin – Jour du départ vers les Sables - CATASTROPHE

Réveil à 7h, départ prévu à 10h. On est bien, on est large. Préparation du sac de transition sans anicroche aucune. La voiture est chargée, vélo installé sur le porte vélo. Direction Crosne pour passer prendre Florian.

Et là, CATASTROPHE. Au moment de charger l’avion de chasse de Florian, Sandra s’aperçoit que mon vélo est cassé. Bases Arrières fissurées, des deux côtés.

Vélo inutilisable évidement, bien trop dangereux......

Half des Sables d'Olonne 16 juin 2019
Par Gael
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IM Vichy 2018 - Par Sandrine

YOU!... ARE!... AN IRONMAN!!!!

Par Sandrine… Août 2018

Ce sont les mots que l'on entend, précédés de son nom, lorsque l'on passe l'arche d'arrivée d'un Ironman labellisé.

Un Ironman c'est un triathlon distance XXL : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied (un marathon en dessert)

 

Je me suis un peu inscrite sur un coup de tête après mon échec au Tours'n Man où je n'avais pas réussi à sortir de l'eau. Mais je m'étais tellement entraînée et j'avais fait tellement de sacrifices, de même que mon entourage, car ce genre d'aventure concerne tout le monde, pas seulement l'athlète. En effet, partir s'entraîner le week-end au lieu d'aller au ciné en famille (j'en ai raté des films!). Et je n'en pouvais plus de dire "je ne peux pas, faut que je m'entraîne. Durant les mois de préparation, c'est difficile d'avoir une vie sociale. Du coup pour Tours, malgré les mauvaises conditions climatiques qui ont engendré un courant de fou que je n'ai pas su surmonter dans l'eau, j'avais les batteries à plat, surtout moralement car en plus j'ai dû assurer un gros projet pour le boulot qui m'a impacté plus que je ne le pensais. J'étais lasse, je voulais en finir avec cette histoire. Mauvais jour, mauvaises conditions, premier abandon alors que c'est contraire à la devise : "l'abandon n'est pas une option"......

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Embrun 2018 - Par "La Tique"

Récit de Philippe "LaTique"
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Deauville 2016 - Par "La Tique"

La Crois'Yerres s'amuse
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La verticale de la Tour-Eiffel

2ème édition | 17 mars 2016

Hello le club,


Je vais y aller de mon petit récit pour cette première.
J ai pu prendre le départ mais cela a été compliqué. J arrive pour prendre mon dossard. Je leur signifie que j ai un défibrillateur extérieur et que suis obligé de mettre la batterie dans un tout petit camel back. Un des organisateurs me dit pas de problème et je lui remet un certificat de ma cardio expliquant que cela ne pose pas problème.
Je me rend aux vestiaires pour me changer et là un gars de l organisation vient me chercher pour parler avec l organisateur en chef qui me dit que cela ne va pas être possible pour des questions d assurance.
Je fais un petit forcing et finis par parler au médecin qui me dit pour pas de problème.
Soulagement je me concentre donc de nouveau sur la course.
Briefing échauffement et hop dans le sas de départ. L organisation est au top chrono avec décompte écran géant et cameraman dans les escaliers qui filment notre montée.
Je pars sans me mettre dans le rouge pour gérer les 1665 marches. Premier palier passé facilement. On a la possibilité de courir un peu et hop c est reparti.
Second palier et les cuisses commencent à chauffer. Je regarde dans les escaliers en dessous partant toutes les 30 sec je ne voudrai pas être rattrapé.
Troisième étage passé je le dis le sommet est proche mais ce n est pas le cas.
Un panneau annonce encore 800 marches : Quoi que la moitié. L escalier est moins large je m aide des mains courantes pour garder une bonne allure en tirant sur les bras. Les cuisses sont raides un concurrent me dépasse et j en rattrape deux. La fin des escaliers est en colimaçon et cela casse le rythme mais la fin est là.
Ligne d arrivée ? franchit en 13'17. C était une première mais c est une bonne expérience. Le cadre est magnifique on peut de temps en temps profiter de la vue mais pas longtemps: Il faut rester concentrer sur les marches. La vue en haut à plus de 300m de hauteur est splendide.
Voilà maintenant place à quelques entraînements avant l opération et en espérant revenir fin avril avec vous pour préparer la saisi de triathlon et venir m éclater avec vous
Manu

ALTRIMAN - FRANCE - 2014

Voilà quelques mois lors du forum des associations Pascal et Alain se chauffent pour s'aligner au départ d'Embrun pour l'un et le départ de l'Altriman pour autre.

Alain finira par prononcer cette phrase qui déclenchera l'effet papillon...

-"Bah ! Sinon nous faisions les deux ?! Hein Laurent ? ..."

 

Le triathlète est de nature joueuse. Une fois une épreuve passée, la suivante est d'abord imaginée, puis réfléchie, puis vient l'inscription et le départ de ce nouveau défi ...

 

Mes 40 ans cette année et mes 15 ans au sein du CYT91 m'ont donné une belle excuse pour me lancer ce défi d'enchainer à 34 jours d'intervalle l'Altriman et l'Embruman. J'emmène avec moi dans cette aventure ma femme et mes enfants et les contraintes sont proportionnelles au défi ... Je remercie Céline sans qui le défi n'existerait pas ! MERCI mon cœur !

 

Samedi 12 juillet 2014, 3h55 mon téléphone me réveille !

 

Je prends mon téléphone dans la main est arrête la sonnerie et les 3 autres qui étaient programmées (au cas ou ..) Je mets un peu de temps à me lever, je suis bizarre , je n'ai pas ressenti cette sensation étrange depuis longtemps (Embrun 2008) ce sentiment de ne pas maitriser ce qui allait se passer dans cette journée ! Excitant et flippant en même temps !

Je me fais chauffer mon café, tartines de pain-beurre-confiture comme d'habitude, accompagnés de ce gâteau-sport toujours aussi "bon... ".

Mes sacs sont faits, un sac BIKE, RUN et 2 ravitos perso à vélo. Je refais le tour de chacun d'eux pour m'assurer, ne rien avoir oublier, la frontale pour le RUN, mes 2 sandwichs pour les ravitos vélo etc...

 

4h40, il faut partir !

Je charge les sacs dans le break ...

Céline m'accompagne, direction le parc à vélo. Environ 1km sous la bruine ...

Je retrouve JP, il doit être prêt de 5h00... Nous sommes dans le noir et le silence : pas d'électricité ! C'est énorme, je crois que cela va durer 2 minutes le temps de démarrer le générateur de secours, mais il en n'est rien ! Nous passerons tout le temps de notre préparation, gonflage de roues, collage de mes barres sur le cadre, cardio et "enfilage" de la combi dans le noir et sans musique ! Arff .. Le ton est donné ! Je chausse mes tongs, JP est prêt. Il me propose de prendre mes sacs ravito velo pour les déposer en passant, et de se retrouver devant les feux de la seule voiture qui éclairait le parc à vélo. Nous y retrouvons Céline et nous prenons la direction du plan d'eau à 300 mètres, jusqu'à la plage du départ.

 

Le départ est prévu à 5h30 précise ! mais nous aurons quelques minutes de retard, toujours ce manque de "jus". Soudain le micro fonctionne ... Le speakeur arrive à faire chauffer l'ambiance en 2mn, envoi de la musique (the final countdown) et les fumigènes rouges sont allumés ! Nous nous serrons une poignée de main avec JP, un bisou à ma petite femme et PAN !!!

 

Je plonge ... Je comprends de suite que les 16°C annoncés au briefing la veille étaient un peu surestimés. Je ne peux pas nager, impossible de mettre la tête dans l'eau ! Je brasse en mettant la tête par à-coups dans l'eau. La patience me fera pouvoir mettre la tête dans l'eau. Je peux nager, je suffoque et je repense à mon tri de 2007 à Gérardmer.Mêmes conditions sauf que je suis sorti de l'eau en hypothermie au bout de 2.5 km ! Je me râle dessus pour réagir et avoir des idées positives. Je cherche le projecteur placé sur la bouée et je ne pense plus qu'a lui ! Pas de ligne d'eau pour nous y emmener, c'est tout droit il disait ! Bah c'te blague ... Je finis enfin par arriver à la bouée, je la contourne et Paf un flash ! La nana sur le bateau nous prend en photos, cool ! Dans le noir depuis 20min un coup de flash ça réveille... Pfff ... Quelle bonheur cette natation...

Malgré le vent qui se lève et emmène avec lui un petit clapot des plus détestable, mais je suis sûr maintenant de sortir de l'eau ! Je sors de l'eau en 1h15 !! Bof bof!!

 

Je cours prendre mon sac BIKE accroché sous le numéro 58, oui c'est moi ! Je claque des dents, je me demande à ce moment s'il est normal d'avoir plus froid dehors que dans l'eau !?? Je n'hésite pas une seconde et décide de mettre tout ce que j'avais mis dans mon sac au cas ou, tri fonction, Veste cyclo, manchettes, gants longs et petit coupe-vent Salomon achetés 3 jours avant, toujours au cas ou ;-) Me voilà équipé ! C'est parti pour 200km ... Je prends mon premier gel, je règle ma sonnerie boisson sur toutes les 10mn et je démarre mon cardio.

Oui nouveauté pour moi je vais faire les vélo au cardio et pas à la sensation. Soit 80% de ma fcm : 150bpm Le parcours commence par une ligne droite qui nous emmène au pied de la première "bosse", je me fais doubler, je double et en doublant un des gars j'attends "- Oh dit donc t'es bien pressé toi, tu sais la journée va être longue ?" Excellent ! A ressortir :-)) ...mais mon chef c'est mon cardio alors je continue ma route !

Me voilà dans l'ascension du premier Col de Llose. Superbe, un peu flippant même. La route est étroite et donne l'impression que nous allons arriver sur un château fort :  le bord de la route est fait de blocs dentelés comme sur les murailles et espacés de 3 mètres les uns des uns autres. Le vide est bien visible.  En contre-bas, je vois un trou abrupte qui surplombe une forêt de conifères à perte de vue.

Suivra le col de Creu qui lui possède des pentes à 8% vers le 30e km il durera 12km. Pourtant il nous semblait facile en reco avec Fafa et Romain, mon grand garçon :-)) Ensuite La difficulté arrive ; Paillhère. La pluie nous accompagne et l'ascension est copieuse avec ses lacets sur 13 km. Je monte tout à gauche pour ne prendre aucun risque, nous ne sommes qu'au 70e km, (34x27) à 162bpm.Au sommet je bascule directement sans m'arrêter.

La descente est terrible, il fait froid, je reprends beaucoup de gars qui n'avaient pas pris l'option gants longs et coupe-vent, il me faudra attendre le col du Chioula vers le 100e km pour me réchauffer.

Désormais les difficultés seront courtes me dit un mec du coin en roulant, mais intense  ajoute-t-il en rigolant ... Tout à plus de 10% ... Je vais malgré tout les passer., Le mur de 3 km à 12% de moyenne passera avec le soutien de mes bouts de choux qui étaient venus m'encourager ... Ils étaient sûrs de pouvoir me parler durant mon passage à 6km/h ... Je confirme le 34x27 c'était parfait ! (Mon cardio monte à 172bpm quand même) Mais deux gars de croqués ...hihihi. Le retour sur les Angles se fait donc avec le sourire, je suis globalement bien après ces 196km, quelques picotements dans le bas du dos, et mes bras qui en ont pris pour leur compte. Je pose le vélo sous le soleil en 9h44.

 

Les 10 premiers km de la course à pied sont super y'a du publique, mon fan club est au rendez-vous sur les transats ;-). Le parcours est relativement plat ... (hormis la côte du ravito) C'est louche !... (10km 55mn) ... Devine c'est louche !!!? la monté sur les Angles depuis le lac commence à me faire changer d'avis, vers le 12e je croise Pascal et Fafa qui me chambrent ! Et Pascal toujours un mot pour aider :

-"C'est bon Lolo, tu vas voir après la pente elle s'adoucie progressivement" ... J'entends encore cette phrase avec son accent qui chante ... Vous l'avez entendu vous aussi en lisant la phrase ! Hein ! Grrr ... Je te déteste le Shark !!!!

Imaginez un peu une route droite devant vous de 1,1km à 10% ! Pfff  je venais fièrement de passer les bosses du centre ville qui tapaient déjà dans le 6 et 8% mais là c'est à pied ... Et cela continue après jusqu'au lac de Balcère à 1800m d'altitude. Mon Chrono au semi est de 2h24 ! (Mince y'a 1h de trop ! Lol) Ensuite il faut tout redescendre ! C'est pas mieux ...  Je croise JP, oh punaise je ne lui dis rien de ce qui l'attend. On se fait un check, comme les jeunes, ( le comble pour deux anciens présidents du club). Le second semi est plus plat mais mes jambes n'ont plus d'humour je suis collé à la route à 9 ou 10km/h sur le plat et je marche sur les bosses ! C'est vraiment un parcours de folie ...

 

Lors de mon arrivée aux Angles sur le dernier km j'ai le droit à un comité d'accueil Pascal et Steph m'escortent en courant. Efin... je crois courir ...Ils sont rejoints à 500 m de l'arrivée par mon grand Romain et avec les filles que Céline me laisse à l'entrée de l'Espace Bleu neige. Je rentre et le speaker annonce mon arrivée au micro, les 20000 personnes m'applaudissent (ou un peu moins peut être...) . L'émotion est très forte. Je me ressaisis pour la photo avec mes 3 bouts de choux !

 Waou ! Flash, médaille et polaire du finisher ... C'est fait j'ai fini l'Altriman en 16h33 à la 70 ème place.

 

Première étape du défi : Validée

 

Merci aux supporters locaux ! De gros bisous même, vous avez été super ! Pas toujours facile de l'exprimer sur le moment ;-) Merci à tous pour vous sms et messages avant, pendant et après la course!

 

Rendez-vous le 15 août à Embrun !!

IRONMAN - FRANCE - NICE 2014

Bonsoir à tous,

 

Je ne suis pas le plus prolixe du club, et je me fait rare sur le net, mais ce soir je prends le clavier...

Tout d'abord un grand merci à tous !!! Vos soutiens et vos encouragements sont précieux… Sachez-le !!!

 

Avant de me lancer, un coup de chapeau à Greg et Emmanuel, qui ont repoussé les frontières du CYT 91 encore un peu plus loin.

D’ailleurs, un jour il faudra recenser toutes les compétitions effectuées par ses membres : De la Diagonale des fous au marathon de New York, de L’Ironman d’Afrique du sud au marathon d’Athènes, en passant par l’Ultra marin et le Norseman, sans oublier l’Embrunman et les Templiers, les Oranges ont accroché un nombre impressionnant de courses à leur tableau de chasse…

 

Ce Nice 2014 était en fait mon 12ème Ironman (j’espère atteindre les 15 un jour)…

C’est une course que je connais bien (5 participations). J’avais fait la première édition et je voulais être de ce 10ème anniversaire.

 

Nice, c’est le berceau du triathlon en Europe. 3,8 km de natation dans la Baie des Anges, 180 km de vélo dans le magnifique arrière pays niçois et 42 km sur la Promenade des anglais, sont au programme. Le monde entier nous envie cette course, même si le triathlète français, toujours critique et parfois aigri (demandez aux Anglais ou aux Italiens), ne s’en est pas encore rendu compte (Pour mémoire, le dernier vainqueur d’Hawaï y a fait ses classes, Leanda Cave vainqueur d’Hawaï 2012 y était et ce fut une des courses préférées du grand Mark Allen…). Preuve de son aura, plus de 60 nationalités étaient au départ !!

 

L’édition 2014 a été marqué par un spectaculaire orage sur la fin du vélo qui a mis beaucoup de concurrents au tapis (le vainqueur, le belge Aernouts est tombé 2 fois !!). Mais, pas de blessé grave, contrairement à l’édition de l’année dernière, endeuillée… Néanmoins, j’ai vu un paquet de concurrents tombés et j’ai bien perdu 10’ en jouant la prudence…

 

Cette course reste magique, même si ce n’est pas la plus rapide du circuit IM.

 

Personnellement la natation s’est bien passée malgré les plus de 2700 concurrents au départ. Le départ reste émotionnellement très fort (c.f. :le film ‘’De toutes nos forces’’). Evidemment ça a bastonné, mais pas plus que sur un CD. Le vélo a été compliqué, avec un énorme passage à vide dès le 70ème km. A ce moment là, la déesse de l’abandon m’a susurrer des mots doux. Des mots doux auxquels il est impossible de résister. Des mots doux qui vous disent que ce serait tellement plus agréable de tout lâcher…J’en aurai pleuré, tellement j’étais proche de lui obéir. Mais j’ai lutté mentalement pour ne pas succomber à cette tentation… Et puis, au gré des barres énergétiques et des pensées positives, les forces sont revenues… Pour faire au final, un vélo correct à la vue des conditions du jour, même si loin de mon meilleur temps…

 

Le marathon quant à lui, s’est super bien déroulé, malgré un gros passage à vide au 2ème tour. J’ai été plusieurs fois dans la « zone » et je finis à bloc, en reprenant des places… Comme quoi sur IM rien n’est définitif et définitivement écrit…

 

Mes filles, quant à elles, se sont éclatées sur l’Ironkids…

 

Désormais, place aux gladiateurs de l’Altriman et de l’Embrunman !!!!

 

Merci encore pour votre soutien !!

 

Franck

 

 

ULTRA MARIN - FRANCE - 2014

Par quoi commencer, tant de choses à raconter et les mots ne seront qu’un pale reflet des émotions ressenties.

 

Bon je me lance,

Départ jeudi soir de Paris pour arriver sans stress à Vanne. Vendredi matin lever à 08h30 après une nuit un peu agitée.

Direction le village de la course pour récupérer mon dossard.

J’enchaîne sur la préparation de mes sacs et comme à mon habitude je charge en nourriture par peur de manquer.

Pose collation et ensuite petite sieste.

L’heure du départ approche et le stress ne fait que monter.

Enfin, après 6 mois d’entraînement je m’installe sur la ligne de départ.

Le décompte 5,4,3,2 ……musique de Kavinsky : et c’est parti.

Une joie immense, des frissons, un bonheur indescriptible.

Mon fan club est là , il fait beau les gens applaudissent et nous encouragent.

Objectif : pas d’euphorie de début de course, respecter mes plans d’entraînements : 45min de CAP et 15 min de marche ; boire toutes les 15min et s’alimenter toutes les heures avec différents sucres (comme m’a expliqué Thomas).

Les premiers kilos défilent et les sensations sont bonnes et au fur et à mesure même je me sens de mieux en mieux : un vrai diesel.

Vers le km 20, un bouchon de coureurs. Bizarre surtout que de l’autre coté je vois tous les autres compétiteurs assis.

L'explication arrive rapidement. Eh oui,  en Bretagne il y des marées et lorsque l’on court sur les chemins côtiers parfois ils sont submergés.

On retire donc les chaussures et on marche pendant 5 minutes dans l’eau et cela fait un bien fou en fait.

On remonte sur une petite digue pour se rechausser et le coureur assis à coté de moi me voit sortir une petite serviette pour m’essuyer les pieds (et oui je ne vais pas me faire avoir à chaque fois, cf édition 2012).

On repart et les kilomètres continuent de défiler.

Objectif pour la première barrière horaire : arriver avec une avance confortable pour pouvoir se reposer et enchaîner dans de bonnes conditions.

Le Bono, 56ème km, temps limite 4h du matin. J’arrive avec 3h d’avance. Je me pose donc sur un lit de camp et décide de dormir pendant 45min. Au bout d’un quart d’heure je me réveille. Je passe dans les mains des kiné et mange du salé pour changer du sucre ingéré entre les ravitos. Et c’est reparti.

La nuit est longue je ne vois pas grand monde mais comme dit Laurent, avec le jour tout va changer et la Bretagne va se réveiller.

Malheureusement la pluie s’invite et restera présente une bonne partie de la journée.

La journée avance et la course à pied a été remplacée par de la marche dynamique. Je garde un bon rythme. Les différents ravitos passent et s’enchaînent.

Pour l’instant pas de bobo, je soigne mes pieds à chaque ravito.

Mon mental est bon, je fais beaucoup de chemin seul et aussi accompagné grâce à vos messages et à ma femme qui est présente sur beaucoup d’endroits.

Cela me redonne de l’énergie à chaque fois : UN GRAND MERCI A VOUS ET A MA FEMME.

140ème km, je me sens bien encore, j’ai réussi à me reposer par trois fois déjà en dormant un peu.

Je décide de ne pas m’attarder sur ce ravito car les redémarrages sont de plus en plus dur.

Seconde nuit et encore de la pluie. L’envie de dormir est de plus en plus présente. J’en suis rendu à chercher un endroit un peu à l’abri de la pluie et je me dis qu’avec la couverture de survie je pourrais me reposer. Mais impossible la pluie a rendu le sol humide, donc on continue.

Un arrêt pour strapper mes ampoules et je repars pour atteindre le dernier ravito : 156ème kilo.

Arrivé à Séné je me pose sur un lit de camp humide et fatigué. La podologue me soigne mes ampoules et je m’endors.UN GR

Le réveil est glacial, je suis toujours tout humide. Je repars mais le rythme est très, très lent. Et il pleut toujours. Et comme si cela ne suffisait pas ma frontale a un faux contact. Marché sur les chemins côtiers avec des jambes en bois et une frontale tenue à la main pour l’allumer toutes les 10 secondes, je me dis la nuit va être longue.

En partant de Séné il me restait 22 kilos. Cela va être les plus longs et les plus durs.

Le jour se lève, enfin et bonheur il fait beau. Je commence à réaliser que je vais passer la ligne d’arrivée. Les émotions me submergent. Je les contiens pour garder cette énergie et avancer.

Mon rythme s’accélère, enfin j’arrive à marcher à 5 km/h. Et puis plus rien je me pose sur un banc, sur une chaise, sur une pierre, je m’étire mais rien n’y fais j’ai deux bouts de bois à la place des jambes.

Il ne me reste plus que deux kilomètres j’appelle ma femme et elle me dit qu’elle se trouve sur la ligne d’arrivée et que mon oncle et ma tante viennent à ma rencontre.

Plus qu’un kilo, je les vois, mes émotions sont trop fortes je craque. Ils m’accompagnent et me permettent d’arriver jusqu’au 500 derniers mètres.

 

Je me motive, vais chercher loin au fond de moi et les fais en courant. J’entre sur le village de la course et visualise l’arche d’arrivée.

 

Les émotions sont au maximum, les gens le long de l’arrivée applaudissent et ça y est le bip de contrôle retentit comme une délivrance.

 

Une joie immense m’envahit, du bonheur à l’état pur (comme me disait Stéphane.B attention au retour à la réalité après avoir vécu ses émotions)

 

Des gens de l’organisation viennent me voir mais je ne comprends plus rien, j’ai l’impression d’être sur une autre planète.

 

Je redescends sur terre et ne pense qu’à une douche et à un lit pour me reposer.

 

Mon récit touche à sa fin. Le fil de la course m’échappe parfois car la marche et le sommeil étaient présents en même temps.

 

Avant que j’oublie : UN TRES TRES TRES GRAND MERCI A VOUS TOUS. Cette course vous l’avez faites avec moi.

Mention spéciale aussi à Laurent pour ton soutien pendant la course et ton tour va venir.
 

Merci à ma femme qui m’a supporté pendant ses 6 mois d’entraînement et qui m’a suivi pendant la course. Tu vas pouvoir aussi te reposer maintenant car tu le mérites. JE T AIME

 

Avec du recul aujourd’hui je me suis dit que ses émotions sont trop fortes pour n’être vécues qu’une seule fois alors oui je veux y retourner mais chuttttt !!!!! ne le dites pas trop fort ma femme pourrait écouter……..

 

A suivre……..

 

                                                                               A mon père

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