IM Vichy 2018 - Par "Sandrine"

YOU!... ARE!... AN IRONMAN!!!!

Par Sandrine… Août 2018

Ce sont les mots que l'on entend, précédés de son nom, lorsque l'on passe l'arche d'arrivée d'un Ironman labellisé.

Un Ironman c'est un triathlon distance XXL : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied (un marathon en dessert)

 

Je me suis un peu inscrite sur un coup de tête après mon échec au Tours'n Man où je n'avais pas réussi à sortir de l'eau. Mais je m'étais tellement entraînée et j'avais fait tellement de sacrifices, de même que mon entourage, car ce genre d'aventure concerne tout le monde, pas seulement l'athlète. En effet, partir s'entraîner le week-end au lieu d'aller au ciné en famille (j'en ai raté des films!). Et je n'en pouvais plus de dire "je ne peux pas, faut que je m'entraîne. Durant les mois de préparation, c'est difficile d'avoir une vie sociale. Du coup pour Tours, malgré les mauvaises conditions climatiques qui ont engendré un courant de fou que je n'ai pas su surmonter dans l'eau, j'avais les batteries à plat, surtout moralement car en plus j'ai dû assurer un gros projet pour le boulot qui m'a impacté plus que je ne le pensais. J'étais lasse, je voulais en finir avec cette histoire. Mauvais jour, mauvaises conditions, premier abandon alors que c'est contraire à la devise : "l'abandon n'est pas une option"......

Récit IM Vichy Aout 2018 - Sandrine.pdf
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Embrun 2018 - Par "La Tique"

Récit de Philippe "LaTique"
EMBRUN 2018 Récit Philippe BUCHER.pdf
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Deauville 2016 - Par "La Tique"

La Crois'Yerres s'amuse
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La verticale de la Tour-Eiffel

2ème édition | 17 mars 2016

Hello le club,


Je vais y aller de mon petit récit pour cette première.
J ai pu prendre le départ mais cela a été compliqué. J arrive pour prendre mon dossard. Je leur signifie que j ai un défibrillateur extérieur et que suis obligé de mettre la batterie dans un tout petit camel back. Un des organisateurs me dit pas de problème et je lui remet un certificat de ma cardio expliquant que cela ne pose pas problème.
Je me rend aux vestiaires pour me changer et là un gars de l organisation vient me chercher pour parler avec l organisateur en chef qui me dit que cela ne va pas être possible pour des questions d assurance.
Je fais un petit forcing et finis par parler au médecin qui me dit pour pas de problème.
Soulagement je me concentre donc de nouveau sur la course.
Briefing échauffement et hop dans le sas de départ. L organisation est au top chrono avec décompte écran géant et cameraman dans les escaliers qui filment notre montée.
Je pars sans me mettre dans le rouge pour gérer les 1665 marches. Premier palier passé facilement. On a la possibilité de courir un peu et hop c est reparti.
Second palier et les cuisses commencent à chauffer. Je regarde dans les escaliers en dessous partant toutes les 30 sec je ne voudrai pas être rattrapé.
Troisième étage passé je le dis le sommet est proche mais ce n est pas le cas.
Un panneau annonce encore 800 marches : Quoi que la moitié. L escalier est moins large je m aide des mains courantes pour garder une bonne allure en tirant sur les bras. Les cuisses sont raides un concurrent me dépasse et j en rattrape deux. La fin des escaliers est en colimaçon et cela casse le rythme mais la fin est là.
Ligne d arrivée ? franchit en 13'17. C était une première mais c est une bonne expérience. Le cadre est magnifique on peut de temps en temps profiter de la vue mais pas longtemps: Il faut rester concentrer sur les marches. La vue en haut à plus de 300m de hauteur est splendide.
Voilà maintenant place à quelques entraînements avant l opération et en espérant revenir fin avril avec vous pour préparer la saisi de triathlon et venir m éclater avec vous
Manu

ALTRIMAN - FRANCE - 2014

Voilà quelques mois lors du forum des associations Pascal et Alain se chauffent pour s'aligner au départ d'Embrun pour l'un et le départ de l'Altriman pour autre.

Alain finira par prononcer cette phrase qui déclenchera l'effet papillon...

-"Bah ! Sinon nous faisions les deux ?! Hein Laurent ? ..."

 

Le triathlète est de nature joueuse. Une fois une épreuve passée, la suivante est d'abord imaginée, puis réfléchie, puis vient l'inscription et le départ de ce nouveau défi ...

 

Mes 40 ans cette année et mes 15 ans au sein du CYT91 m'ont donné une belle excuse pour me lancer ce défi d'enchainer à 34 jours d'intervalle l'Altriman et l'Embruman. J'emmène avec moi dans cette aventure ma femme et mes enfants et les contraintes sont proportionnelles au défi ... Je remercie Céline sans qui le défi n'existerait pas ! MERCI mon cœur !

 

Samedi 12 juillet 2014, 3h55 mon téléphone me réveille !

 

Je prends mon téléphone dans la main est arrête la sonnerie et les 3 autres qui étaient programmées (au cas ou ..) Je mets un peu de temps à me lever, je suis bizarre , je n'ai pas ressenti cette sensation étrange depuis longtemps (Embrun 2008) ce sentiment de ne pas maitriser ce qui allait se passer dans cette journée ! Excitant et flippant en même temps !

Je me fais chauffer mon café, tartines de pain-beurre-confiture comme d'habitude, accompagnés de ce gâteau-sport toujours aussi "bon... ".

Mes sacs sont faits, un sac BIKE, RUN et 2 ravitos perso à vélo. Je refais le tour de chacun d'eux pour m'assurer, ne rien avoir oublier, la frontale pour le RUN, mes 2 sandwichs pour les ravitos vélo etc...

 

4h40, il faut partir !

Je charge les sacs dans le break ...

Céline m'accompagne, direction le parc à vélo. Environ 1km sous la bruine ...

Je retrouve JP, il doit être prêt de 5h00... Nous sommes dans le noir et le silence : pas d'électricité ! C'est énorme, je crois que cela va durer 2 minutes le temps de démarrer le générateur de secours, mais il en n'est rien ! Nous passerons tout le temps de notre préparation, gonflage de roues, collage de mes barres sur le cadre, cardio et "enfilage" de la combi dans le noir et sans musique ! Arff .. Le ton est donné ! Je chausse mes tongs, JP est prêt. Il me propose de prendre mes sacs ravito velo pour les déposer en passant, et de se retrouver devant les feux de la seule voiture qui éclairait le parc à vélo. Nous y retrouvons Céline et nous prenons la direction du plan d'eau à 300 mètres, jusqu'à la plage du départ.

 

Le départ est prévu à 5h30 précise ! mais nous aurons quelques minutes de retard, toujours ce manque de "jus". Soudain le micro fonctionne ... Le speakeur arrive à faire chauffer l'ambiance en 2mn, envoi de la musique (the final countdown) et les fumigènes rouges sont allumés ! Nous nous serrons une poignée de main avec JP, un bisou à ma petite femme et PAN !!!

 

Je plonge ... Je comprends de suite que les 16°C annoncés au briefing la veille étaient un peu surestimés. Je ne peux pas nager, impossible de mettre la tête dans l'eau ! Je brasse en mettant la tête par à-coups dans l'eau. La patience me fera pouvoir mettre la tête dans l'eau. Je peux nager, je suffoque et je repense à mon tri de 2007 à Gérardmer.Mêmes conditions sauf que je suis sorti de l'eau en hypothermie au bout de 2.5 km ! Je me râle dessus pour réagir et avoir des idées positives. Je cherche le projecteur placé sur la bouée et je ne pense plus qu'a lui ! Pas de ligne d'eau pour nous y emmener, c'est tout droit il disait ! Bah c'te blague ... Je finis enfin par arriver à la bouée, je la contourne et Paf un flash ! La nana sur le bateau nous prend en photos, cool ! Dans le noir depuis 20min un coup de flash ça réveille... Pfff ... Quelle bonheur cette natation...

Malgré le vent qui se lève et emmène avec lui un petit clapot des plus détestable, mais je suis sûr maintenant de sortir de l'eau ! Je sors de l'eau en 1h15 !! Bof bof!!

 

Je cours prendre mon sac BIKE accroché sous le numéro 58, oui c'est moi ! Je claque des dents, je me demande à ce moment s'il est normal d'avoir plus froid dehors que dans l'eau !?? Je n'hésite pas une seconde et décide de mettre tout ce que j'avais mis dans mon sac au cas ou, tri fonction, Veste cyclo, manchettes, gants longs et petit coupe-vent Salomon achetés 3 jours avant, toujours au cas ou ;-) Me voilà équipé ! C'est parti pour 200km ... Je prends mon premier gel, je règle ma sonnerie boisson sur toutes les 10mn et je démarre mon cardio.

Oui nouveauté pour moi je vais faire les vélo au cardio et pas à la sensation. Soit 80% de ma fcm : 150bpm Le parcours commence par une ligne droite qui nous emmène au pied de la première "bosse", je me fais doubler, je double et en doublant un des gars j'attends "- Oh dit donc t'es bien pressé toi, tu sais la journée va être longue ?" Excellent ! A ressortir :-)) ...mais mon chef c'est mon cardio alors je continue ma route !

Me voilà dans l'ascension du premier Col de Llose. Superbe, un peu flippant même. La route est étroite et donne l'impression que nous allons arriver sur un château fort :  le bord de la route est fait de blocs dentelés comme sur les murailles et espacés de 3 mètres les uns des uns autres. Le vide est bien visible.  En contre-bas, je vois un trou abrupte qui surplombe une forêt de conifères à perte de vue.

Suivra le col de Creu qui lui possède des pentes à 8% vers le 30e km il durera 12km. Pourtant il nous semblait facile en reco avec Fafa et Romain, mon grand garçon :-)) Ensuite La difficulté arrive ; Paillhère. La pluie nous accompagne et l'ascension est copieuse avec ses lacets sur 13 km. Je monte tout à gauche pour ne prendre aucun risque, nous ne sommes qu'au 70e km, (34x27) à 162bpm.Au sommet je bascule directement sans m'arrêter.

La descente est terrible, il fait froid, je reprends beaucoup de gars qui n'avaient pas pris l'option gants longs et coupe-vent, il me faudra attendre le col du Chioula vers le 100e km pour me réchauffer.

Désormais les difficultés seront courtes me dit un mec du coin en roulant, mais intense  ajoute-t-il en rigolant ... Tout à plus de 10% ... Je vais malgré tout les passer., Le mur de 3 km à 12% de moyenne passera avec le soutien de mes bouts de choux qui étaient venus m'encourager ... Ils étaient sûrs de pouvoir me parler durant mon passage à 6km/h ... Je confirme le 34x27 c'était parfait ! (Mon cardio monte à 172bpm quand même) Mais deux gars de croqués ...hihihi. Le retour sur les Angles se fait donc avec le sourire, je suis globalement bien après ces 196km, quelques picotements dans le bas du dos, et mes bras qui en ont pris pour leur compte. Je pose le vélo sous le soleil en 9h44.

 

Les 10 premiers km de la course à pied sont super y'a du publique, mon fan club est au rendez-vous sur les transats ;-). Le parcours est relativement plat ... (hormis la côte du ravito) C'est louche !... (10km 55mn) ... Devine c'est louche !!!? la monté sur les Angles depuis le lac commence à me faire changer d'avis, vers le 12e je croise Pascal et Fafa qui me chambrent ! Et Pascal toujours un mot pour aider :

-"C'est bon Lolo, tu vas voir après la pente elle s'adoucie progressivement" ... J'entends encore cette phrase avec son accent qui chante ... Vous l'avez entendu vous aussi en lisant la phrase ! Hein ! Grrr ... Je te déteste le Shark !!!!

Imaginez un peu une route droite devant vous de 1,1km à 10% ! Pfff  je venais fièrement de passer les bosses du centre ville qui tapaient déjà dans le 6 et 8% mais là c'est à pied ... Et cela continue après jusqu'au lac de Balcère à 1800m d'altitude. Mon Chrono au semi est de 2h24 ! (Mince y'a 1h de trop ! Lol) Ensuite il faut tout redescendre ! C'est pas mieux ...  Je croise JP, oh punaise je ne lui dis rien de ce qui l'attend. On se fait un check, comme les jeunes, ( le comble pour deux anciens présidents du club). Le second semi est plus plat mais mes jambes n'ont plus d'humour je suis collé à la route à 9 ou 10km/h sur le plat et je marche sur les bosses ! C'est vraiment un parcours de folie ...

 

Lors de mon arrivée aux Angles sur le dernier km j'ai le droit à un comité d'accueil Pascal et Steph m'escortent en courant. Efin... je crois courir ...Ils sont rejoints à 500 m de l'arrivée par mon grand Romain et avec les filles que Céline me laisse à l'entrée de l'Espace Bleu neige. Je rentre et le speaker annonce mon arrivée au micro, les 20000 personnes m'applaudissent (ou un peu moins peut être...) . L'émotion est très forte. Je me ressaisis pour la photo avec mes 3 bouts de choux !

 Waou ! Flash, médaille et polaire du finisher ... C'est fait j'ai fini l'Altriman en 16h33 à la 70 ème place.

 

Première étape du défi : Validée

 

Merci aux supporters locaux ! De gros bisous même, vous avez été super ! Pas toujours facile de l'exprimer sur le moment ;-) Merci à tous pour vous sms et messages avant, pendant et après la course!

 

Rendez-vous le 15 août à Embrun !!

IRONMAN - FRANCE - NICE 2014

Bonsoir à tous,

 

Je ne suis pas le plus prolixe du club, et je me fait rare sur le net, mais ce soir je prends le clavier...

Tout d'abord un grand merci à tous !!! Vos soutiens et vos encouragements sont précieux… Sachez-le !!!

 

Avant de me lancer, un coup de chapeau à Greg et Emmanuel, qui ont repoussé les frontières du CYT 91 encore un peu plus loin.

D’ailleurs, un jour il faudra recenser toutes les compétitions effectuées par ses membres : De la Diagonale des fous au marathon de New York, de L’Ironman d’Afrique du sud au marathon d’Athènes, en passant par l’Ultra marin et le Norseman, sans oublier l’Embrunman et les Templiers, les Oranges ont accroché un nombre impressionnant de courses à leur tableau de chasse…

 

Ce Nice 2014 était en fait mon 12ème Ironman (j’espère atteindre les 15 un jour)…

C’est une course que je connais bien (5 participations). J’avais fait la première édition et je voulais être de ce 10ème anniversaire.

 

Nice, c’est le berceau du triathlon en Europe. 3,8 km de natation dans la Baie des Anges, 180 km de vélo dans le magnifique arrière pays niçois et 42 km sur la Promenade des anglais, sont au programme. Le monde entier nous envie cette course, même si le triathlète français, toujours critique et parfois aigri (demandez aux Anglais ou aux Italiens), ne s’en est pas encore rendu compte (Pour mémoire, le dernier vainqueur d’Hawaï y a fait ses classes, Leanda Cave vainqueur d’Hawaï 2012 y était et ce fut une des courses préférées du grand Mark Allen…). Preuve de son aura, plus de 60 nationalités étaient au départ !!

 

L’édition 2014 a été marqué par un spectaculaire orage sur la fin du vélo qui a mis beaucoup de concurrents au tapis (le vainqueur, le belge Aernouts est tombé 2 fois !!). Mais, pas de blessé grave, contrairement à l’édition de l’année dernière, endeuillée… Néanmoins, j’ai vu un paquet de concurrents tombés et j’ai bien perdu 10’ en jouant la prudence…

 

Cette course reste magique, même si ce n’est pas la plus rapide du circuit IM.

 

Personnellement la natation s’est bien passée malgré les plus de 2700 concurrents au départ. Le départ reste émotionnellement très fort (c.f. :le film ‘’De toutes nos forces’’). Evidemment ça a bastonné, mais pas plus que sur un CD. Le vélo a été compliqué, avec un énorme passage à vide dès le 70ème km. A ce moment là, la déesse de l’abandon m’a susurrer des mots doux. Des mots doux auxquels il est impossible de résister. Des mots doux qui vous disent que ce serait tellement plus agréable de tout lâcher…J’en aurai pleuré, tellement j’étais proche de lui obéir. Mais j’ai lutté mentalement pour ne pas succomber à cette tentation… Et puis, au gré des barres énergétiques et des pensées positives, les forces sont revenues… Pour faire au final, un vélo correct à la vue des conditions du jour, même si loin de mon meilleur temps…

 

Le marathon quant à lui, s’est super bien déroulé, malgré un gros passage à vide au 2ème tour. J’ai été plusieurs fois dans la « zone » et je finis à bloc, en reprenant des places… Comme quoi sur IM rien n’est définitif et définitivement écrit…

 

Mes filles, quant à elles, se sont éclatées sur l’Ironkids…

 

Désormais, place aux gladiateurs de l’Altriman et de l’Embrunman !!!!

 

Merci encore pour votre soutien !!

 

Franck

 

 

ULTRA MARIN - FRANCE - 2014

Par quoi commencer, tant de choses à raconter et les mots ne seront qu’un pale reflet des émotions ressenties.

 

Bon je me lance,

Départ jeudi soir de Paris pour arriver sans stress à Vanne. Vendredi matin lever à 08h30 après une nuit un peu agitée.

Direction le village de la course pour récupérer mon dossard.

J’enchaîne sur la préparation de mes sacs et comme à mon habitude je charge en nourriture par peur de manquer.

Pose collation et ensuite petite sieste.

L’heure du départ approche et le stress ne fait que monter.

Enfin, après 6 mois d’entraînement je m’installe sur la ligne de départ.

Le décompte 5,4,3,2 ……musique de Kavinsky : et c’est parti.

Une joie immense, des frissons, un bonheur indescriptible.

Mon fan club est là , il fait beau les gens applaudissent et nous encouragent.

Objectif : pas d’euphorie de début de course, respecter mes plans d’entraînements : 45min de CAP et 15 min de marche ; boire toutes les 15min et s’alimenter toutes les heures avec différents sucres (comme m’a expliqué Thomas).

Les premiers kilos défilent et les sensations sont bonnes et au fur et à mesure même je me sens de mieux en mieux : un vrai diesel.

Vers le km 20, un bouchon de coureurs. Bizarre surtout que de l’autre coté je vois tous les autres compétiteurs assis.

L'explication arrive rapidement. Eh oui,  en Bretagne il y des marées et lorsque l’on court sur les chemins côtiers parfois ils sont submergés.

On retire donc les chaussures et on marche pendant 5 minutes dans l’eau et cela fait un bien fou en fait.

On remonte sur une petite digue pour se rechausser et le coureur assis à coté de moi me voit sortir une petite serviette pour m’essuyer les pieds (et oui je ne vais pas me faire avoir à chaque fois, cf édition 2012).

On repart et les kilomètres continuent de défiler.

Objectif pour la première barrière horaire : arriver avec une avance confortable pour pouvoir se reposer et enchaîner dans de bonnes conditions.

Le Bono, 56ème km, temps limite 4h du matin. J’arrive avec 3h d’avance. Je me pose donc sur un lit de camp et décide de dormir pendant 45min. Au bout d’un quart d’heure je me réveille. Je passe dans les mains des kiné et mange du salé pour changer du sucre ingéré entre les ravitos. Et c’est reparti.

La nuit est longue je ne vois pas grand monde mais comme dit Laurent, avec le jour tout va changer et la Bretagne va se réveiller.

Malheureusement la pluie s’invite et restera présente une bonne partie de la journée.

La journée avance et la course à pied a été remplacée par de la marche dynamique. Je garde un bon rythme. Les différents ravitos passent et s’enchaînent.

Pour l’instant pas de bobo, je soigne mes pieds à chaque ravito.

Mon mental est bon, je fais beaucoup de chemin seul et aussi accompagné grâce à vos messages et à ma femme qui est présente sur beaucoup d’endroits.

Cela me redonne de l’énergie à chaque fois : UN GRAND MERCI A VOUS ET A MA FEMME.

140ème km, je me sens bien encore, j’ai réussi à me reposer par trois fois déjà en dormant un peu.

Je décide de ne pas m’attarder sur ce ravito car les redémarrages sont de plus en plus dur.

Seconde nuit et encore de la pluie. L’envie de dormir est de plus en plus présente. J’en suis rendu à chercher un endroit un peu à l’abri de la pluie et je me dis qu’avec la couverture de survie je pourrais me reposer. Mais impossible la pluie a rendu le sol humide, donc on continue.

Un arrêt pour strapper mes ampoules et je repars pour atteindre le dernier ravito : 156ème kilo.

Arrivé à Séné je me pose sur un lit de camp humide et fatigué. La podologue me soigne mes ampoules et je m’endors.UN GR

Le réveil est glacial, je suis toujours tout humide. Je repars mais le rythme est très, très lent. Et il pleut toujours. Et comme si cela ne suffisait pas ma frontale a un faux contact. Marché sur les chemins côtiers avec des jambes en bois et une frontale tenue à la main pour l’allumer toutes les 10 secondes, je me dis la nuit va être longue.

En partant de Séné il me restait 22 kilos. Cela va être les plus longs et les plus durs.

Le jour se lève, enfin et bonheur il fait beau. Je commence à réaliser que je vais passer la ligne d’arrivée. Les émotions me submergent. Je les contiens pour garder cette énergie et avancer.

Mon rythme s’accélère, enfin j’arrive à marcher à 5 km/h. Et puis plus rien je me pose sur un banc, sur une chaise, sur une pierre, je m’étire mais rien n’y fais j’ai deux bouts de bois à la place des jambes.

Il ne me reste plus que deux kilomètres j’appelle ma femme et elle me dit qu’elle se trouve sur la ligne d’arrivée et que mon oncle et ma tante viennent à ma rencontre.

Plus qu’un kilo, je les vois, mes émotions sont trop fortes je craque. Ils m’accompagnent et me permettent d’arriver jusqu’au 500 derniers mètres.

 

Je me motive, vais chercher loin au fond de moi et les fais en courant. J’entre sur le village de la course et visualise l’arche d’arrivée.

 

Les émotions sont au maximum, les gens le long de l’arrivée applaudissent et ça y est le bip de contrôle retentit comme une délivrance.

 

Une joie immense m’envahit, du bonheur à l’état pur (comme me disait Stéphane.B attention au retour à la réalité après avoir vécu ses émotions)

 

Des gens de l’organisation viennent me voir mais je ne comprends plus rien, j’ai l’impression d’être sur une autre planète.

 

Je redescends sur terre et ne pense qu’à une douche et à un lit pour me reposer.

 

Mon récit touche à sa fin. Le fil de la course m’échappe parfois car la marche et le sommeil étaient présents en même temps.

 

Avant que j’oublie : UN TRES TRES TRES GRAND MERCI A VOUS TOUS. Cette course vous l’avez faites avec moi.

Mention spéciale aussi à Laurent pour ton soutien pendant la course et ton tour va venir.
 

Merci à ma femme qui m’a supporté pendant ses 6 mois d’entraînement et qui m’a suivi pendant la course. Tu vas pouvoir aussi te reposer maintenant car tu le mérites. JE T AIME

 

Avec du recul aujourd’hui je me suis dit que ses émotions sont trop fortes pour n’être vécues qu’une seule fois alors oui je veux y retourner mais chuttttt !!!!! ne le dites pas trop fort ma femme pourrait écouter……..

 

A suivre……..

 

                                                                               A mon père

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